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tout savoir sur St-André


Situation géographique
et
économique :

 

Saint-André, sis sur la Menoge, blotti entre deux montagnes, serti dans un écheveau de pâturages aux ourlets boisés ouvre les portes de la Vallée Verte.
Situé à proximité du chef-lieu du canton, Boëge, la commune se décline en une trentaine de hameaux qui s'étagent entre 640m et 1406m ;
Trois routes en permettent l'accès :
- Du Genevois, prendre la direction Samoëns et tourner à gauche au Pont de Fillinges.
- Boëge, carrefour des trois routes qui descendent des cols de Saxel, col de Cou, col de Terramont, col du Perret, draine le trafic à partir de Thonon, Bons en Chablais, Bogève, Samoëns.
- Enfin une route communale, reliant le pays de Sallaz par le col de Ludran, aboutit au lieu-dit "Les Ruhin" à proximité de la mairie.
La commune garde un caractère foncièrement rural ; l'élevage et le bois en sont les principales activités.
Il faut noter aussi la présence d'une usine de décolletage ainsi qu'une dizaine d'artisans.
Saint-André ne produit plus de fromages ; sa dernière fruitière a cessé son activité en 1986.
Le lait produit est collecté et, de part sa qualité, sert à l'élaboration du Reblochon et de l'Abondance.
Après la deuxième guerre mondiale, on comptait encore une soixantaine d'exploitants agricoles.
Depuis, la majorité des Santadrions travaillent à l'extérieur de la vallée dans la zone frontalière avec la Suisse. 

Historique

 

Notre petit village enclavé, à l'écart des principales voies de communication, ne sera pas le théâtre d'événements significatifs.
Son industrie est celle des métiers du bois et de la pierre, ses terres cultivées pour le grain feront place aux pâtures et à la production de fromages (fruitières) à partir du 19ème siècle.
Bien sûr, les hommes seront enrôlés dans les différents conflits et la commune paiera son tribut humain parfois au péril de son devenir : 32 Santadrions morts pendant la grande guerre.
Les terres seront partagées, regroupées, morcelées au fil des héritages et tractations diverses de la Noblesse et du Clergé.
Notre histoire est celle des humbles, des gens de la terre. Notre patrimoine est lourd de traditions, d'adaptation à une nature indocile, de peines et de labeur.
Nous savons peu de chose avant le Moyen-Age si ce n'est que les Romains étaient présents dans la vallée grâce à la découverte à Boëge d'une statuette en bronze représentant le demi-dieu Hercule et conservée au musée d'art et d'histoire de Genève.
Les premiers écrits datent du 12ème siècle et sont l'œuvre des moines défricheurs de l'abbaye d'Aulps.
A cette époque, la vallée est couverte de forêts et répond au nom sinistre de "Combe Noire". Par leurs efforts obstinés, les moines dégageront les espaces nécessaires à une culture céréalière qui fixera les populations.
L'exploitation des carrières de meules débute dès cette époque de mise en valeur des terres. Les eaux régulières de la Menoge fournissent l'énergie indispensable aux moulins.
Un lieu de culte, dit Chapelle de Boëge, rassemble les habitants des différents hameaux. Son recteur, Pierre de Viry, moine du prieuré de Saint Jean de Genève y a toute autorité (impôt et justice) en 1307.
Saint-André appartient au mandement de Thiez, fief de l'Evêché de Genève.
Pierre de Grolée, propriétaire de Freney (lieu planté de frênes) obtient la permission d'y créer une paroisse en 1465. Les ruines du château de Grolée ne sont plus discernables aujourd'hui.
Noblesse et Clergé se partageront les terres jusqu'à la Révolution.
En 1606, François de Sales, célèbre évêque de Genève, rend visite aux Santadrions qui sont au nombre de 250.
1830 : L'industrie des meules est à son apogée.
Le décret du 20 décembre 1867 permet à Saint-André d'étendre ses terres par l'annexion des hameaux de Curseille et de la Corbière (lieu où nichent les corbeaux).
1876 : La population atteint 727 âmes… pour ensuite décliner avec l'exode rural.
Depuis, l'arrivée d'un apport de personnes extérieures attirées par le bain économique du Léman et de la Vallée de l'Arve dynamise la croissance démographique.
L'équilibre des populations de souche et extérieures demeure fragile, mais le village a su garder son caractère identitaire tout en bénéficiant d'une énergie nouvelle, attestée par ses nombreuses associations et le maintien de ses écoles.
Saint-André devient Saint-André de Boëge par le décret du 10 janvier 1935. 

Plan de la commune
 
 

plan

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